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L'INTERVIEW DE ELYANA D'ORSAY

📍 Lieu : Un salon d’hôtel feutré à Paris. Lumière tamisée.
📷 Tenue : Chemise en soie noire entrouverte, bas couture, pieds nus.
👁️ Attitude : Elle fume lentement une cigarette fine. Elle parle peu. Mais quand elle parle… on écoute.

 

PortailClubbing : Elyana, te considères-tu libertine ?
— Pas vraiment. Ou alors à ma manière.
Je suis ce genre de femme qu’on ne désire pas pour ce qu’elle montre… mais pour ce qu’on devine qu’elle cache.
Le libertinage, c’est surtout un endroit en moi… que peu savent visiter.
Et encore moins honorer.

 

Et tu t’y rends souvent, dans cet endroit ?
— Dès que je ferme les yeux.
J’ai des souvenirs sur ma peau.
Des marques invisibles. Certaines d’entre elles m’ont été laissées par des hommes qui savaient me prendre sans jamais me posséder.

C

’est quoi “savoir te prendre” ?
(Elle sourit et replie lentement une jambe contre sa poitrine, sans se presser.)
— C’est d’abord me regarder longtemps, sans me presser.
C’est poser une main dans le bas de mon dos sans trembler.
C’est murmurer à mon oreille comme si tu parlais à une reine, pas à une proie.

Ce que j’aime ?
Être retournée contre un mur froid, le souffle coupé par une main ferme, mais qu’il prenne le temps d’embrasser ma nuque comme s’il allait m’écrire un poème avec la langue.

 

Une position que tu préfères ?
— Le dos cambré, les genoux écartés, mais sans perdre mes talons.
J’aime quand l’homme reste debout. Que je sens sa tenue, sa verticalité.
Ça me donne l’impression d’être offerte, sans être soumise.
Je ne suis jamais soumise.
Je choisis de plier.

 

Le moment le plus fort pour toi ?
— Juste avant.
Quand il hésite.
Quand je sens qu’il lutte entre me prendre et me dévorer.
J’aime ce conflit.
J’aime quand un homme prend son temps avant de me faire perdre le mien.

 

Tu aimes qu’on te regarde ?
— Oui. Mais pas avec des yeux sales.
Regarde-moi comme un secret. Pas comme un trophée.

 

Tu crois encore à l’érotisme ?
— Je ne crois qu’en lui.
Mais l’érotisme ne survit pas dans la lumière blanche.
Il vit dans l’ombre, dans le flou, dans le soupir qu’on ne filme pas.

 

Un fantasme que tu n’as jamais avoué ?
— J’en ai trop pour t’en dire un seul.
Mais il y a un lieu, un soir, une voix d’homme grave, un canapé en velours, une main sur ma gorge, et mon nom chuchoté comme s’il priait.
Ce soir-là, j’ai vu des étoiles sans lever les yeux.

 

Un conseil pour celles qui voudraient devenir des muses ?
— Arrêtez de séduire.
Laissez-vous désirer.
Mais exigez qu’on le fasse avec style.

 

“Le libertinage n’est pas une invitation au sexe.
C’est une façon d’ouvrir la porte… et de regarder qui ose entrer.”
— Elyana D’Orsay

Le libertinage n’est pas une invitation au sexe. C’est une façon d’ouvrir la porte… et de regarder qui ose entrer.”
— Elyana D’Orsay

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